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Victor Julien-Laferrière
 

Resmusica 15/10/2018 : L’irrésistible ascension du violoncelliste Victor Julien-Laferrière
Le Concerto pour violoncelle de Schumann est une pièce redoutable par l’engagement et la maturité d’exécution qu’elle nécessite, reposant toute entière, en un seul mouvement, sur un savant mélange de tendresse, de mélancolie, de contemplation et de passion conquérante. Dès les premières notes Victor Julien-Laferrière se distingue par la sonorité, la projection et un jeu véritablement habité : plein de passion dans un Allegro d’un romantisme incandescent auquel fait suite un mouvement lent d’une beauté élégiaque. Le jeu est naturel, méditatif, sans effet de manche, avant que le final ne redonne tous ses droits à une virtuosité époustouflante, pour soutenir un véhément dialogue avec l’orchestre, chauffé à blanc par la direction fougueuse de David Reiland. Deux « bis » extraits des Suites pour violoncelle seul de Bach achèvent de nous convaincre.  Patrice Imbaud - Article

Concertclassic 30/05/2018 : Victor Julien-Laferrière joue Bach au Musée Gustave Moreau – Le temps de l’osmose
Une sorte de moment privé, donc, que les trois Suites nos 1, 3 et 5,  jouées par Victor Julien Laferrière, … Bach, ici, y résonnait en toute liberté, porteur de rêves comme il en est peu dans son œuvre, les Variations Goldberg excepté, et le jeune violoncelliste, désormais prêt à toutes les aventures sonores tant sa maîtrise et sa profondeur d’interprétation sont en équilibre, pouvait s’élancer sur ces sentiers, avec sa touche personnelle, qui est puissante.
Approche quasi romantique, serrée, presque dramatique notamment dans l’étonnante Sarabande de la Suite n°5. Une force virile, affirmée d’emblée comme une carte de visite dans l’ouverture que constitue le Prélude de la Suite n°1, tendue comme une démonstration d’équilibre, le funambule déployant le son riche qu’on lui connaît, la profondeur d’attaque qui le caractérise. Immersion qui s’est un peu détendue avec la Suite n°3, plus extrovertie, et est devenue expression de la plus riche liberté dans la Suite n°5, où ce dialogue avec lui-même se creusait dans un univers comme libéré du fil conducteur.
Les six Suites demandent certainement de longues années avant de révéler tous leurs chemins de traverse, chemins que nul n’a su explorer comme Yo Yo Ma, sans doute. Julien-Laferrière a tout pour y parvenir, …Avec son talent flamboyant, et sa jeunesse passionnée, il s’ouvre ici sa propre voie. Qu’on aimera à l’entendre modifier ou développer ses inspirations, au gré de son mûrissement musical et humain ! Jacqueline Thuilleux - Article

Concertclassic 30/05/2018 : Victor Julien-Laferrière joue Bach au Musée Gustave Moreau – Le temps de l’osmose
Une sorte de moment privé, donc, que les trois Suites nos 1, 3 et 5,  jouées par Victor Julien Laferrière, … Bach, ici, y résonnait en toute liberté, porteur de rêves comme il en est peu dans son œuvre, les Variations Goldberg excepté, et le jeune violoncelliste, désormais prêt à toutes les aventures sonores tant sa maîtrise et sa profondeur d’interprétation sont en équilibre, pouvait s’élancer sur ces sentiers, avec sa touche personnelle, qui est puissante.
Approche quasi romantique, serrée, presque dramatique notamment dans l’étonnante Sarabande de la Suite n°5. Une force virile, affirmée d’emblée comme une carte de visite dans l’ouverture que constitue le Prélude de la Suite n°1, tendue comme une démonstration d’équilibre, le funambule déployant le son riche qu’on lui connaît, la profondeur d’attaque qui le caractérise. Immersion qui s’est un peu détendue avec la Suite n°3, plus extrovertie, et est devenue expression de la plus riche liberté dans la Suite n°5, où ce dialogue avec lui-même se creusait dans un univers comme libéré du fil conducteur.
Les six Suites demandent certainement de longues années avant de révéler tous leurs chemins de traverse, chemins que nul n’a su explorer comme Yo Yo Ma, sans doute. Julien-Laferrière a tout pour y parvenir, …Avec son talent flamboyant, et sa jeunesse passionnée, il s’ouvre ici sa propre voie. Qu’on aimera à l’entendre modifier ou développer ses inspirations, au gré de son mûrissement musical et humain !  Jacqueline Thuilleux - Article

Concertclassic 12/04/2018: Victor Julien-Laferriere en recital à la Fondation Vuitton - Sans concession
Dans la Suite pour violoncelle seul n° 3 de Bach, l’interprète réalise une synthèse entre les apports de l’accentuation baroque et une expressivité maîtrisée.
Sonate pour violoncelle seul  Zoltán Kodály - …  permet à Victor Julien-Laferrière de démontrer sa maturité confondante et sa totale aisance à se lover dans les méandres d’une partition rhapsodique qui fait appel à l’écriture populaire magyare, au lyrisme et à toutes les possibilités techniques de l’instrument. Admirable démonstration avec un sens de la narration et une perfection qui laissent sans voix.
En bis, retour au Cantor de Leipzig pour le Prélude de la Suite n° 1 où Victor Julien-Laferrière évite tous les écueils de la surcharge pour aller sans concession au cœur de la musique pure. Un vrai bonheur !  Michel Le Naour - Article

Bachtrack 2/04/2018 : Justesse et évidence, Victor Julien-Laferrière à la Fondation Louis Vuitton
Le Bach de Victor Julien-Laferrière est confondant de justesse et d’évidence. Dès les premières notes tout est là, et tout est déjà dit en quelque sorte. Ce qui frappe, c’est la souplesse de la ligne, cette ligne qui se déploie d’un bout à l’autre de la phrase, grossit, s’amplifie, s’attarde quelques instants pour mieux reprendre son souffle, et repart en un nouvel élan. …. Et tout dans le jeu de Victor Julien-Laferrière va en effet dans le sens de l’expressivité : la gestion des attaques, des nuances, des dynamiques. … La cohérence et la dimension organique que Victor Julien-Laferrière réussit à insuffler à la Suite participe du sentiment de spontanéité et de vérité qui se dégage de l’écoute, comme si la musique coulait à nos oreilles dans son évidence même.
Sonate pour violoncelle seul de Kodály. Il faut du cran et de l’audace pour oser s’attaquer à cette œuvre d’une trentaine de minutes. …, le violoncelliste parvient à nous plonger dans cet univers rhapsodique fascinant inspiré des chants populaires hongrois. Une scordatura fait entendre le si grave, qui sous l’archet de Victor Julien-Laferrière grossit pour prendre des proportions immenses. L’usage important des modes de jeu est là-aussi grandement présent, et le violoncelle prend magnifiquement des allures de vielle désaccordée.
Victor Julien-Laferrière s'avère un musicien exceptionnel, qui se distingue par son phrasé d'une rare souplesse et sa gestion du temps musical. On ne demande qu'une chose : le réentendre bientôt.  Manuel Gaulhiac - Article

Anaclase 3/03/2018 : CD Brahms – Debussy – Franck
Notre duo surprend particulièrement dans Brahms par une conception épurée et retenue, là où s’entend d’habitude un romantisme exacerbé. Le phrasé du violoncelle précis et hiératique de Victor Julien-Laferrière est en osmose avec le piano sensible et souverain d’Adam Laloum, toujours exemplaire. Ils sont à l’unisson de chaque intention, de la palette de couleurs qu’ils restituent idéalement. Perfection, aussi, pour les deux autres pages au menu. On tient la version de référence pour celle de Franck, juste et équilibrée sans jamais verser dans le pathos et la précipitation ou la langueur souvent rencontrés. Là aussi complices, les deux virtuoses sont en parfaite harmonie de phrasé et de ton. … Enfin, la Sonate de Debussy est un bijou d’intelligence et de perfection. Respectueux de toutes les indications, nos deux amis réussissent à merveille le chef-d’œuvre un peu négligé du Français – bel hommage en cette année anniversaire de sa disparition. Un très beau disque à réécouter à l’envi. MS - Article

Classica Février 2018 : Choc Classica CD Brahms, Franck et Debussy
Mariage heureux - La sonorité dense du violoncelle de Victor Julien-Laferrière s’unit au piano intense et dynamique d’Adam Laloum dans un savant équilibre sonore.
Tous deux solistes de haut vol, le violoncelliste Victor Julien-Laferrière et le pianiste Adam Laloum partagent aussi une même passion pour la musique de chambre ; ils ont d’ailleurs constitué le remarquable Trio Les Esprits avec la violoniste Mi-Sa Yang. Leur communion de pensée et leur complicité font florés cet enregistrement de trois sonates pour violoncelle et piano dans lesquelles se confrontent l’art de la construction et la fantaisie pure.
Très engagés dans la Sonate Nr 1 de Brahms, ils offrent une interprétation romantique à la dimension expressive et d’une sensibilité à fleur de peau. La sonorité dense, ductile et la richesse des phrasés du violoncelle se marient avec bonheur à l’énergie dispensée par le piano, intense et dynamique, en dépit d’une tendance à dominer dans les passages fougueux et puissants.
On peut préférer la version original pour violon et piano, de la Sonate en la majeur de Franck transcrite ici pour violoncelle, mais l’archet frémissant de Julien-Laferrière, l’élan du jeu de Adam Laloum, le lyrisme, la générosité de ton et la passion emportent in fine adhésion. Le caractère fantasque de la Sonate de Debussy est rendu avec fluidité, souplesse , éloquence, grâce à un subtil équilibre sonore savamment entretenu.
On peut certes continuer à écouter Dupré-Barenboim, Starker-Katchen dans la sonate de Brahms, Dupré-Barenboim à nouveau ou Maisky-Argerich dans Franck ou bien Rostropovitch-Britten, voire Gendron-Françaix dans Debussy, mais ces jeunes instrumentistes pleins de talent, d’imagination et d’une technique parfaite approchent indéniablement de telles références.  Michel Le Naour

Diapason Janvier 2018 : CD Brahms, Franc et Debussy
Equilibre parfaitement harmonieux entre le violoncelle au premier plan et le piano légérement plus réverbéré mais très défini. Timbres splendides aux couleurs chaudes.
….Opus 38 de Brahms : ……, écoutez comme le dialogue des deux interprètes transpire l’intimité, la spontanéité fusionelle. Dans le gracieux Allegretto et son trio central plus passionné, Victor Julien-Laferrière et Adam Laloum creusent les caractères de chaque thème sans se départir d’une pudeur poétique.
Sonate de Franck -…. C’est que le jeune Victor Julien-Laferrière se dégage totalement de l’inertie qui empèse tant de versions, pour retrouver grâce et volubilité. Loin des visions concertantes, les deux partenaires n’y cherchent que le charme et l’extase. On suit leurs tourments, tendants l’oreille à ces confidences imperméables à la mièvrerie. Totalement maîtres de leurs émotions, qui n’en sonnent que plus sincères, les deux jeunes interprètes confirment la maturité qui leur valait, au sein du Trio des Esprits, un Cinq Diapason, puis un Diapason d’Or chez Brahms, partagé avec le clarinettiste Raphaël Sévère. Les timbres sont suaves, l’accentuation mesurée : et pourtant quels vertiges !
La Sonate de Debussy - …les deux musiciens sont chez eux dans son dialogue imprévisible, ses changement d’allure (Prologue), le déhanché de sa habanera centrale (Sérénade), autant que les forts parfums ibériques du finale capricieux.
Leurs aisance instrumentale sert une véritable pensée poétique, que les affiches les plus prestigiues de la discographie ont rarement trouvée.   Jean-Michel Molkhou

Crescendo-magazine.be 3/06/2017: Dernière soirée
Pas facile de conclure un concours d'un tel niveau que tous s'accordent unanimement à qualifier de superlatif ! …Une telle pléiade de jeunes, brillants, sympathiques et beaux musiciens ne peut que susciter des vocations. A commencer par l'avant dernier candidat, Victor Julien-Laferrière. Le Français, tout d'abord confronté au déferlement orchestral de l’œuvre imposée, « Sublimation » du compositeur japonais Hosokawa reste avant tout exact et humble quitte à se faire couvrir parfois par l'orchestre. D'un archet soyeux, il entre ensuite sans forfanterie dans l'implacable métrique du « Concerto n. 1 en mi bémol majeur » de Chostakovitch. Expressif et concentré, il met en valeur le contraste entre l'inexorable machinerie face au chant intérieur. D'un phrasé enchanteur, subtil et admirablement conduit, il conquiert naturellement l'auditeur. En un legato de toute beauté, il va chercher des sonorités rondes, chaudes, vivantes, et légères qui prêtent à la longue plainte une discrétion touchante. Les échanges entre violoncelle et solistes de l'orchestre -en particulier le premier violon- est un bien joli moment. L'élégance triomphe de la puissance et de la fièvre. - Bénédicte Palaux-Simonnet - Article

Classica Février 2017 : Choc Classica CD Brahms, Franck et Debussy
Mariage heureux - La sonorité dense du violoncelle de Victor Julien-Laferrière s’unit au piano intense et dynamique d’Adam Laloum dans un savant équilibre sonore.
Tous deux solistes de haut vol, le violoncelliste Victor Julien-Laferrière et le pianiste Adam Laloum partagent aussi une même passion pour la musique de chambre ; ils ont d’ailleurs constitué le remarquable Trio Les Esprits avec la violoniste Mi-Sa Yang. Leur communion de pensée et leur complicité font florés cet enregistrement de trois sonates pour violoncelle et piano dans lesquelles se confrontent l’art de la construction et la fantaisie pure.
Très engagés dans la Sonate Nr 1 de Brahms, ils offrent une interprétation romantique à la dimension expressive et d’une sensibilité à fleur de peau. La sonorité dense, ductile et la richesse des phrasés du violoncelle se marient avec bonheur à l’énergie dispensée par le piano, intense et dynamique, en dépit d’une tendance à dominer dans les passages fougueux et puissants.
On peut préférer la version original pour violon et piano, de la Sonate en la majeur de Franck transcrite ici pour violoncelle, mais l’archet frémissant de Julien-Laferrière, l’élan du jeu de Adam Laloum, le lyrisme, la générosité de ton et la passion emportent in fine adhésion. Le caractère fantasque de la Sonate de Debussy est rendu avec fluidité, souplesse , éloquence, grâce à un subtil équilibre sonore savamment entretenu.
On peut certes continuer à écouter Dupré-Barenboim, Starker-Katchen dans la sonate de Brahms, Dupré-Barenboim à nouveau ou Maisky-Argerich dans Franck ou bien Rostropovitch-Britten, voire Gendron-Françaix dans Debussy, mais ces jeunes instrumentistes pleins de talent, d’imagination et d’une technique parfaite approchent indéniablement de telles références. Michel Le Naour

Diapason Janvier 2017 : CD Brahms, Franc et Debussy
Equilibre parfaitement harmonieux entre le violoncelle au premier plan et le piano légérement plus réverbéré mais très défini. Timbres splendides aux couleurs chaudes.
….Opus 38 de Brahms : ……, écoutez comme le dialogue des deux interprètes transpire l’intimité, la spontanéité fusionelle. Dans le gracieux Allegretto et son trio central plus passionné, Victor Julien-Laferrière et Adam Laloum creusent les caractères de chaque thème sans se départir d’une pudeur poétique.
Sonate de Franck -…. C’est que le jeune Victor Julien-Laferrière se dégage totalement de l’inertie qui empèse tant de versions, pour retrouver grâce et volubilité. Loin des visions concertantes, les deux partenaires n’y cherchent que le charme et l’extase. On suit leurs tourments, tendants l’oreille à ces confidences imperméables à la mièvrerie. Totalement maîtres de leurs émotions, qui n’en sonnent que plus sincères, les deux jeunes interprètes confirment la maturité qui leur valait, au sein du Trio des Esprits, un Cinq Diapason, puis un Diapason d’Or chez Brahms, partagé avec le clarinettiste Raphaël Sévère. Les timbres sont suaves, l’accentuation mesurée : et pourtant quels vertiges !
La Sonate de Debussy - …les deux musiciens sont chez eux dans son dialogue imprévisible, ses changement d’allure (Prologue), le déhanché de sa habanera centrale (Sérénade), autant que les forts parfums ibériques du finale capricieux.
Leurs aisance instrumentale sert une véritable pensée poétique, que les affiches les plus prestigiues de la discographie ont rarement trouvée. Jean-Michel Molkhou

Le Monde 23/01/2017: CD Victor Julien-Laferrière et Adam Laloum
…Les deux fleurons du jeune talent musical français livrent ici un enregistrement d’une maturité confondante, dont l’épure et l’apparente simplicité n’empêchent pas l’immersion dans des profondeurs peut-être moins avouables. Ainsi la Sonate de Brahms, dont la nostalgie élégiaque se teinte de vigueurs plus passionnelles, la fameuse Sonate de Franck pour violon, dont le passage au violoncelle ne pèse ni ne pose tant l’archet vire et volte, les doigts des deux compères distillant avec grâce une quintessence - charme, poésie, émotion. Debussy trouvera à qui parler, violoncelle et piano se livrant au jeu de la vérité et de la feinte improvisation avec une rare maestria : intermittences du coeur, entre tristesse et sarcasme dans le « Prologue », verve mutine et sensualité contrariée dans la « Sérénade »,… - Marie-Aude Roux - Article

 

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