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ADAM LALOUM

 

Resmusica 11/03/2026: Le poignant univers intérieur d’Adam Laloum à Radio France
Schumann Romance en fa dièse majeur op.28 n°2 -... L'émotion prend déjà à la gorge, ...
Brahms Klavierstücke op.76 -…, Son piano chante de l'intérieur. Absolument remarquable est l'attention qu'il porte à sa main gauche, sa façon délicate de poser les basses sans les imposer, comme pour juste envelopper ce qui vient au-dessus, ...
Schumann Novellette op.21 n°8 -…, qu'il construit dans sa discontinuité avec ses suspensions et ses ruptures, et dont il juxtapose les multiples facettes d'une façon parfaitement cohérente, lui donnant son esprit carnavalesque entre gaité, vivacité, et rêverie.
Schubert Sonate D.960 - ...La route schubertienne est longue et le musicien qui n'entend pas tout livrer tout de suite se met avec humilité en retrait de cette musique qui doit naître d'elle même. Et elle naît bien ainsi, comme un grand lied, « simplement » tendre et chantante dans ses fluctuations sensibles, frappée par la grâce de l'évidence, abolissant le temps, nous prenant dans son flux infini. L'Andante bouleverse, profondément intériorisé, suspendu, contenant la ligne de chant dans un ambitus sonore des plus étroits, à la lisière d'un silence habité. Puis la lumière renaît, inaltérable, le chant s'ouvre dans les élans des deux derniers mouvements qui replacent au centre le désir de joie et de légèreté. ...Un concert bouleversant. Jany Campello - Article

Bachtrack 10/03/2026: Adam Laloum en horloger du souvenir à Radio France
Schumann Romance op. 28 n° 2 en fa dièse majeur - ... plongeant en une seconde le public dans le cadre intime d'un salon ou résonnerait de façon irréelle un vieil instrument fané, aux couleurs grises, enchanté par des doigts qui l'effleurent tout en libérant peu à peu le chant, doux et clair à la fois….
Brahms 8 Klavierstücke op. 76 - … . Son jeu est profondément original en ce que la retenue expressive du musicien se double d'une évidence d'énoncé qui efface paradoxalement toute idée d'interprétation : il est là, parle en son nom mais son ego est absent. Les histoires que le pianiste nous conte sont donc du pur Brahms.
Berg Sonate - ... Et le son est transparent et timbré, avec des nuances flirtant avec le silence et un caractère intime très émouvant, comme planant au-dessus d'un gouffre.
Schubert Sonate si bémol majeur - ...Laloum incarne aujourd'hui l'art de l'interprétation à son sommet : ne rien dire tout en laissant tout transparaître, respecter la lettre du texte sans en être prisonnier, pour aider la musique à venir au monde, discours dont l'éloquence ne doit rien à la représentation de soi-même de qui la sert. Et quand tout est presque fini, avant que la cavalcade de la dernière page n'efface ce voyage émotionnel inextinguible, Laloum se cale sur son siège et part en une exaltation libératrice que le public accueille par une ovation incroyable. Alain Lompech - Article


Anaclase 8/03/2026: Récital du pianiste Adam Laloum
Adam Laloum ouvre le concert par la méditative Romanze en fa# majeur Op.28 n°2 conçue par Robert Schumann...,pour laquelle il ménage une sonorité relativement fermée, signant une approche subtilement intériorisée dont l’amble feutré et la discrète tendresse font les principales qualités.
Brahms Klavierstücke Op.76 -... Adam Laloum dessine un abord nettement contrasté où respire une certaine verve épique. Une grâce un rien mafflue survient dans le Grazioso (III, Intermezzo), que son jeu cultive jusqu’à la fin du cycle, au fil d’une interprétation au grand souffle, parfois fantasque.
Alban Berg Sonate -... Voilà qui n’échappe pas à Laloum dont la lecture en souligne autant la couleur d’un antan non désuet que le ressort novateur, servis par une rare transparence de l’articulation et par une sonorité soigneusement veloutée.
Schubert Sonate en si bémol majeur D.960 - ... sous les doigts d’Adam Laloum, bénéficie d’une remarquable ciselure, ne cédant jamais, y compris dans l’Andante sostenuto, à quelque pathétique emphase. On admire la lumière toute personnelle qu’il dirige sur le chant, méticuleusement nuancé.
Bien peu de récitals jouissent d’un tel niveau de musicalité et d’inspiration. BB - Article


Altamusica 8/03/2026: Les voyages émotionnels d’Adam Laloum
... Sous ses doigts, la Romance en fa# majeur de Schumann conserve sa vocalité mais se fait discrète berceuse. Une intimité feutrée sur le fil : le chant semble naître sur le moment voguant au gré des harmoniques.
Brahms 8 Klavierstücke op. 76 - .... Au fil des pièces, une émotion pudique s’installe, fruit de ce jeu équilibré et sensible à toutes les voix du contrepoint.
Schumann Novelette en fa# mineur op. 21 - Laloum se fait le porte-voix des humeurs contraires et parfois contrariées de ce chef-d’œuvre. Il en traduit le tumulte amoureux, l’humour bravache ou tendre et les ombres menaçantes sans jamais paraître séquentiel.
Schubert Sonate n° 21 en sib majeur -.... La précision et le contrôle sonore ne sont nullement une fin en soi mais ouvrent le paysage dans un vertige. Laloum ne fait pas de Schubert un tragique dans l’Andante sostenuto, il en contient les tristesses pour laisser parler l’ami consolateur. Pas de joie débridée dans les deux derniers mouvements mais des élans de tendresse et des sourires communicatifs. Thomas Deschamps - Article


ClassiqueNews 3/11/2025: Brahms/Vaughan-Williams - Adam Laloum & Orchestre National du Capitole de Toulouse/ Frank Beermann
…Adam Laloum joue Brahms divinement. … Adam Laloum écoute et déguste cette page orchestrale si splendide. L’entrée du pianiste est toute en élégance et délicatesse. Petit à petit le jeu de Laloum se fait plus puissant et l’équilibre trouvé est une véritable splendeur de poésie, d’écoute et de partage. Les nuances sont particulièrement délicates tant du côté du pianiste que du chef. Le premier mouvement est très contrasté et permet une écoute merveilleuse de toutes les richesses de la partition. C’est dans le deuxième mouvement qu’un miracle se produit. Le tempo retenu, les nuances pianissimo exquises, les couleurs splendides de l’orchestre, le piano irisé de Laloum, tout se répond en un dialogue de pure poésie. Le temps est comme suspendu, les nuances piano sont à la limite du silence. Le troisième mouvement va exulter et les couleurs vont se magnifier. Le piano de Laloum trouve de nouvelles nuances et des couleurs infinies, ...
La beauté de cette interprétation scelle une entente musicale au sommet. Le public et l’orchestre applaudissent à tout rompre ce magnifique moment musical de pure grâce. Hubert Stoecklin - Article

Classictoulouse 2/07/2025: Adam Laloum, le grand poète du piano
…Dès les premières notes de la D. 845 de Schubert, la magie opère. Comme cela sera le cas tout au long de cette soirée, l’auditeur est saisi par ce subtil mélange du jeu du pianiste entre intensité et délicatesse. La gamme infinie de nuances qui caractérise ses interprétations résonne avec un naturel absolu, comme héritée du domaine du lied dans lequel s’exprime en majesté le compositeur. …
Une ombre élégiaque plane sur les quatre mouvements de cette Sonate n° 16. Une alternance subtile entre ombre et lumière caractérise son premier volet Moderato, déchiré entre crainte et espoir. … Le Rondo : Allegro vivace conclut la brillante exécution de cette partition d’une troublante inventivité autant mélodique qu’harmonique.
Avec la dernière Sonate n°21 en si bémol majeur du même Schubert, Adam Laloum s’investit dans le chef-d’œuvre absolu du genre, d’une portée musicale et expressive majeure. …Il en délivre les sublimes beautés avec une intensité et une profondeur dignes des plus prestigieux interprètes. On pense aux deux grands disparus que furent Radu Lupu et Alfred Brendel qui ont notamment marqué ce répertoire. … L’interprète souligne la finesse poétique du Scherzo : Allegro vivace con delicatezza. Enfin, les trois éléments mélodiques qui composent le final Allegro ma non troppo, en forme de Rondo, se succèdent habilement jusqu’à le brillante et brève strette, Presto, qui conclut la sonate sur un éclat assumé et joyeux, en puissant contraste avec la plainte initiale. Le toucher du pianiste y déploie une variété stupéfiante de sonorités. …La soirée aurait pu encore se prolonger… Saluons la beauté à l’état pur de cette prestation musicale. Serge Chauzy - Article

Classykeo 29/04/2025: Le feu couve sur la musique à Deauville
Quintette de César Franck - …Au Quatuor Hermès, est alors venu se joindre le merveilleux Adam Laloum au piano. Son jeu large et plein de l’assurance souhaitée, précis et détaillé, éminemment expressif, complète avec éclat les élans du Quatuor. Le public a salué sans aucune réserve et avec bonheur l’ensemble des musiciens de cette soirée mémorable. José Pons - Article

Concertonet 25/04/2025: Vagues musicales
…Adam Laloum, devenu, depuis sa découverte à Deauville en 2009, un fidèle de festival malgré sa carrière internationale, impressionne d’emblée, dès le premier mouvement. Recroquevillé sur son clavier, jamais pesant, il fait déferler de magnifiques vagues sonores et offre au public une palette de couleurs et de nuances rare et les cordes, retrouvant à la faveur de l’unisson une belle cohérence, lui résistent avec la manière. Après un deuxième mouvement, « avec sentiment » mais sans excès de sentimentalité sous leurs doigts, les artistes font montre d’une maîtrise instrumentale magnifiant …. Stéphane Guy - Article

Classiquenews 5/04/2025: Adam Laloum & Orchestre National Avignon-Provence
Au programme : le Concerto pour piano n°1 en ré mineur de Jean-Sébastien Bach, la Partita pour piano et cordes de Vitězslava Kaprálová …… Le jeune pianiste français Adam Laloum, connu pour son toucher délicat et son intelligence musicale, était l’invité d’honneur de cette belle soirée symphonique. D’emblée, la phalange provençale et Adam Laloum ont imposé une lecture dynamique et profondément expressive de ce concerto de Bach, …Laloum a fait montre d’une articulation cristalline, tout en insufflant une vitalité rythmique qui a évité tout académisme. Son dialogue avec les cordes de l’orchestre fut d’une grande complicité, particulièrement dans l’Adagio, où sa mélancolie poétique s’est élevée au-dessus d’un accompagnement délicat et soutenu. L’Allegro final a emporté l’adhésion par son énergie contagieuse, où la direction précise de Léo Margue a permis un équilibre parfait entre le piano et l’orchestre. Partita (1938) de Kaprálová - …Laloum, dans un rôle plus percussif, a joué avec une clarté impressionnante, …. Emmanuel Andrieu - Article

Bachtrack 17/02/2025 : Les aventures poétiques d'Adam Laloum au Théâtre des Champs-Élysées
… les deux dernières pièces des Kreisleriana que Schumann a dédiées à Chopin. …, Laloum va les enchaîner comme il l'a fait des six précédentes, et leur apporter une détermination hallucinée dans le bizarre, le hagard de morceaux courant la poste rageusement avant de claudiquer vers le néant. …. Cet artiste convainc dans l'instant même qu'il nous bouscule et nous fait nous poser des questions sur l'idée même d'interprétation. À aucun moment on ne se les était posées, ni dans la fabuleuse Sonate en mi mineur n° 6 de Schubert donnée en ouverture ni dans la Sonate en la bémol majeur n° 5 qui ouvrira la seconde partie du récital tant il y était miraculeusement naturel, juste dans le son mordoré et vif qu'il tire d'un piano somptueux pour chanter l'esprit du lied tellement présent dans ces sonates. Mais des six premières pièces des Kresleriana, Laloum fait un mouvement dans lequel il abolit barres de mesures et contours pour en faire un grand corps organique avançant de façon fondue, les accents et les contrastes étant moins affirmés qu'insinuants, l'expression moins farouche et noire que triste et abattue. … ce que fait Laloum, dans l'optique intimiste qui est la sienne ce soir, nous emporte loin : oui, il est possible de dire de grandes choses et même violentes d'une voix douce... L'interprétation c'est cela, faire vivre l’œuvre dans l'instant qu'elle vient au monde, moins dans la réitération que dans l'édification d'un monument vivant à l'avenir incertain. Sa Sonate en fa mineur de Brahms, sans doute plus orthodoxe, se déploiera ensuite dans l'espace et le temps d'une façon étonnante. Jamais elle n'aura semblé si courte et dans le même temps jamais son « Andante » n'aura paru si démesuré, là encore furtwänglérien, si largement respiré avant que les chevaux ne soient lâchés dans un finale exaltant. Triomphe ! Un bis, un seul : Clair de lune de Debussy qui referme d'un trait poétique le récital d'un des jeunes maîtres singuliers de notre temps. Alain Lompech - Article

Classictoulouse 21/10/2024: De Mozart à Bruckner, raffinement et grandeur - Concerto en do mineur n° 24 K. 491
…Le jeu du pianiste, son sens des nuances, les phrasés touchants qu’il élabore confèrent une vie palpitante à sa contribution. Tout ce premier volet noté Allegro déploie une atmosphère ténébreuse, puissante et tragique, comportant de nombreux passages de tension affective. … Comme dans l’ensemble du concerto, le parfait équilibre sonore entre les protagonistes laisse à chacun son domaine d’expression. La poésie qui émane du Larghetto doit beaucoup aux interventions du riche pupitre des bois : …. Le final Allegretto, au-delà de la belle fluidité du jeu du soliste, distille un héroïsme presque dépressif que les deux partenaires conduisent à une conclusion qui semble vouloir dissimuler ses angoisses sous une joie extérieure. Ce grand moment, largement acclamé par le public, est suivi d’un bis ardemment réclamé. Adam Laloum joue avec une infinie poésie le Moment musical n° 2 de Franz Schubert. Une autre plage d’extrême musicalité. Serge Chauzy - Article

Swr.de 13/09/2024: Das Quatuor Hanson mit Schumanns Streichquartetten: „Reich an Far‐ben und Ideen“ - Klavierquintett wird nicht als Klavierkonzert interpretiert
…Oft hört man dieses Klavierquintett wie ein verkapptes Klavierkonzert mit vier assistierenden Streichern. Nein, das hat Schumann nicht gewollt, vielmehr ein engmaschiges, gleichberechtigtes Miteinander. Genau das hören wir hier – selbst wenn alle fünf gemeinsam marschieren: verhalten, suchend und fragend. Pianist Adam Laloum weiß, wie man die Klavierstimme einbringt, ohne sich selbst in den Vordergrund zu beamen. Feingliedrig wirkt das. Auch weil das Quatuor Hanson jederzeit sehr wach agiert, neugierig, zugleich entschlossen. Christoph Vratz - Resenzion

RondoMagazin 25/05/2024: CD Robert Schumann - Klavierquintett
…Hier stimmt wirklich alles: das gemeinsame Phrasieren, die Dramaturgie der sehr (!) beweglich gehaltenen, aber nie verkünstelt wirkenden Tempi, die Momente klangfarblicher Verschmelzung zwischen Streichern und Klavier wie auch die betont gesetzten Kontraste der Partner. Überzeugend auch, dass zu Beginn des Eingangssatzes noch nicht alle Emphase da ist, sodass zwischen den verschatteten Auftritten des Seitenthemas Steigerungen möglich sind. Und das Stück trägt hier nicht wie sonst so oft seine sinfonischen Dimensionen offensiv nach außen, sondern bleibt, was es auch ist: fein gestaltete Kammermusik. Susanne Benda - Resenzion

Gramophone September 2024: CD Schumann - Piano Quintet 
… with Laloum and Quatuor Hanson, a wholly excellent performance, pleasing and competitive. Rob Cowan – Review in full

Bachtrack 23/08/2024: Juliette Journaux, Jonathan Biss et Adam Laloum : bouquet final à La Roque d'Anthéron …Comme Adam Laloum, qui entre en scène, si frêle, d'allure si modeste mais d'une présence si forte. Son programme est fou : deux sonates de jeunesse de Schubert, les Kreisleriana qu'il joue depuis au moins quinze ans et les Novelettes de Schumann  …. Il faut se jeter dans la musique et, par bonheur, Laloum ne fait pas cette « levée » non écrite que tant de pianistes font. Il est dedans en une fraction de seconde et nous avec lui. Et ce grand cycle schumannien va s'organiser en un grand tout qui nous tient en éveil, sans parfois nous empoigner autant qu'attendu, mais profondément unitaire. Il pourrait juste être plus halluciné parfois.
Après l'entracte et la seconde des « petites » sonates de Schubert du programme, les Novelettes de Schumann, peu jouées pour des raisons complexes ....Pour les jouer, il faut être solide et carré et tout faire pour le faire oublier en se pliant sans cesse à la moindre inflexion, à la moindre saute d'humeur, en chantant à tue-tête et aussi en murmurant. Laloum est ici chez lui et si l'on est certain qu'il trouvera le chemin à plus de libertés encore, il est déjà pleinement dans ce chef-d’œuvre, kaléidoscope de couleurs et de sentiments mêlés.  Alain Lompech - Article

Concertonet 20/08/2024: La Roque d’Anthéron – Récital Adam Laloum
Schubert Sonate D. 566 - … Adam Laloum trouve aussitôt le ton juste et nous emmène sur le chemin de la grâce, en nous faisant passer par les sentiers de l’effusion lyrique, qui ont ici le charme des forêts de Grinzing et de la campagne viennoise. Dans cette lecture d’une respiration très naturelle et d’un legato irrésistiblement chantant, le pianiste se place sous le patronage de Wilhelm Kempff, inoubliable interprète de cette page, comme il le faisait d’ailleurs peut‑être déjà dans sa lecture très maîtrisée des Kreisleriana.
Adam Laloum pénètre de même avec résolution au cœur du labyrinthe de musiques et de sentiments (des synonymes chez Schumann ?) que constitue les huit Novelettes. Son jeu toujours clair et souple y trouve les accents d’Orphée ; il y est un guide idéal …. Le piano aventureux d’Adam Laloum, lui, progresse tout au long d’un cycle dont chaque pièce semble contenir plus de contrastes et de sautes d’humeur que la précédente. … A sa manière, bien différente de celle d’un autre grand interprète de l’intégrale du cycle, Dino Ciani, qui s’y faisait plus démonstratif, Adam Laloum sait trouver le sens de cette somme poétique à la fois déconcertante et unifiée, qui, après nous avoir donné le tournis à force de nous faire passer et repasser par toutes les émotions, nous laisse à la fois ravis et sans réponse à son énigme.
Le deuxième des Moments musicaux de Schubert est un bis fort bien choisi, surtout grâce à la façon dont Adam Laloum caractérise les contrastes entre ses trois épisodes, tour à tour méditatif, lyrique et angoissé, de manière à en faire presque une Novelette avant la lettre.  François Anselmini - Article

Bachtrack 1/07/2024: Adam Laloum et Jonas Vitaud aux Flâneries musicales de Reims, un duo dont on redemande Variations sur un thème de Haydn de Brahms - La sûreté de la technique et l’intelligence du propos du duo sont telles qu’on n’a plus qu’à se laisser aller au plaisir d’écouter cette merveilleuse pièce, …. Il n’y a vraiment que du bien à dire de cette prestation où l’on admire l’esprit de la Variation II, la poétique Variation IV, la spirituelle Variation V, la Variation VI pleine de caractère, le charme pastoral de la Variation VII et une Passacaille finale où la virtuosité du duo enchante dans ce qui est un vrai steeple-chase d’octaves, d’arpèges et de gammes parfaitement roulées.
Si Adam Laloum et Jonas Vitaud…ils constituent un admirable duo agissant en parfaite symbiose.
Rachmaninov  Suite pour deux pianos n° 1 - Le premier mouvement, Barcarolle, d’un fin romantisme sans lourdeur est un ravissement. Le début du second, La Nuit… L’Amour, permet à Adam Laloum de broder d’exquis arpèges qui paraissent transformer le piano en guitare mystérieuse.
… la Deuxième Suite pour deux pianos de Rachmaninov où le dernier accord, parfaitement posé par Adam Laloum et Jonas Vitaud, met un point final à un récital de très grande classe. Patrice Lieberman - Article

Classiquenews  23/06/2024 : 20ème Lille Piano(s) Festival - Marathon Mozart
…, c’était Adam Laloum, d’une exquise finesse et lui aussi tout intérieur, dans le Concerto n°24 kv 491. Dans ce rare opus en mineur, – qui fut aussi de façon exceptionnelle plutôt bien accueilli par les Viennois, pianiste et chef éclairent la maturité du ton, ce sentiment de solitude et de dépouillement viscéral (que l’on avait également remarqué dans la même pertinence, la veille, dans le Concerto n°27 sublimé par l’introspection saisissante du même Adam Laloum, en fusion totale avec le chef Jean-Claude Casadesus). …. Concerto n°27 où Adam Laloum affirme dans une même gravité et tendresse, une inéluctable introspection qui foudroie. Alexandre Pham - Article

Cult News 20/06/2024 : Mozart règne sur la capitale des Flandres
Vers le romantisme - Puis l’Orchestre National de Lille et le jeune pianiste français Adam Laloum  interprète le 27ème, l’ultime concerto de Mozart,… Le jeu d’Adam Laloum paraît très fluide très fondu, très expressif aussi donnant à l’œuvre une atmosphère pré- romantique. La douceur, la suavité de son toucher apparaissent dans les pianissimos. Après une longue introduction orchestrale le soliste, dans le premier mouvement nous entraîne vers une balade printanière presqu’ insouciante. La simplicité et la beauté de la mélodie du Larghetto sont très émouvantes...  Jean-Marie Chamouard - Article

Diapason 20/06/2024: Lille Piano(s) Festival : Mozart en majesté
… Quand, dans le n°24, Adam Laloum pose ses mains sur le clavier, sa sonorité luminescente fait l’effet d’un bain de jouvence. Cette vision chambriste, d’une finesse et d’une limpidité incomparables, respire et ose les confidences, mais n’ignore pas les épisodes épiques de l’Allegretto final… Bertrand Boissard - Article

Concertonet 11/04/2024: Adam Laloum & Mi-Sa Yang -  CD Poulenc-Prokofiev/Stravinsky/Debussy
Must de ConcertoNet -
Divertimento d’Igor Stravinsky tiré du ballet Le Baiser de la fée- … Le toucher délicat d’Adam Laloum y fait merveille. La pulsation passe d’un instrument à l’autre et le discours avance sans cesse avec autant d’énergie que de fantaisie, l’équilibre étant toujours présent. Ces deux artistes savent nous embarquer dans ces danses variées, aux accents populaires mais jamais vulgaires et parfois assez malicieuses finalement. Une vraie réussite.
Debussy - Sonate pour violon et piano -….. Rien n’est forcé dans la lecture de Mi‑Sa Yang et Adam Laloum. Ils mettent admirablement en valeur la subtilité de l’œuvre marquée par des glissandos, des arpèges et des surprises violonistiques permanentes, le tout restant d’une parfaite clarté. Encore une réussite. Stéphane Guy - Article

ClassiqueNews 23/03/2024: La Musikfest Parisienne  - Adam Laloum, ….
Schumann - Romance n° 2 et Noveletten° 8 - … La justesse de ses phrasés toujours élégants et la continuité rythmique sous ses doigts, notamment avec des notes pointées si caractéristiques du compositeur, convainquent pleinement les mélomanes les plus exigeants. Mais il fait ce soir-là un miracle, certainement aidé par l’écrin intimiste conçu par Auguste Perret : des notes longues continuent de sonner sans diminution de volume, comme un instrument à cordes ! Si ce n’est qu’une illusion (car cela est physiquement impossible selon la mécanique du piano), sa musicalité invite si bien l’auditoire dans son écoute intérieure que l’oreille de celui-ci réalise inconsciemment la « reproduction » de cette écoute.
Schubert- Sonate arpeggione - …, Lise Berthaud fait chanter avec grâce les courbes mélodiques de Schubert, sans oublier de rendre la partition beaucoup plus sombre selon les moments. Laloum déploie avec bonheur son talent incontesté de chambriste, le duo dégage ainsi une fraîcheur délicate avec une touche de beauté à la fois éphémère et éternelle, ….Victoria Okada - Article

Crescendo-Magazine 29/02/2024 : Schubert, sensible et souple sous les doigts d’Adam Laloum
Son : 9  Notice : 10  Répertoire : 10  Interprétation : 10 - …Il y fait à nouveau la démonstration de sa sensibilité, de sa subtile expressivité et d’une narrative souplesse de jeu.
Sonate pour piano en la majeur D. 959 - Dans l’Allegro initial, Laloum souligne la vivacité et l’énergie ….. l’Andantino, de la clarté dans une douleur exprimée avec pudeur, …. Avec son espace de respiration dansante, le Scherzo se décline comme un chant ensoleillé, bondissant même dans sa maîtrise des timbres. … Tout au long de ce parcours de plus de quarante minutes, Laloum distille la légèreté et le tragique avec un art consommé qui touche l’auditeur jusqu’au plus profond de l’âme.
Moments musicaux - …Laloum a bien compris ce panorama, où voisinent échos de fanfares, aimable berceuse, danses franches, murmures contrastés, passion rythmée et charme mélodique viennois. À chaque « moment », le pianiste, amoureux des couleurs nuancées qui lui viennent naturellement sous les doigts, peaufine avec soin les atmosphères variées, qu’il s’agisse de fêlures secrètes, d’accents pathétiques ou de joies exprimées, tout en leur assurant une unité que leur confère son toucher si imagé. Ce très beau disque Schubert confirme les profondes affinités d’Adam Laloum avec cet univers schubertien dont on ne se lasse jamais. Jean Lacroix - Article

Classical – Music 29/02/2024: CD Schubert: Piano Sonata D959 etc
… The A major work is the most gentle of the trio, something highlighted again in this lovely, lyrical recording by Adam Laloum.
As the heroic opening quickly dissolves into something more relaxed, the French pianist relishes the dreamy spaciousness of the music, though his performance is far from one-dimensional: he also summons up, however briefly required, all the necessary drama and intensity. The Andantino is full of poignancy, the Scherzo delicately playful.
Six Moments musicaux -… Laloum embraces their wide range of emotions with discretion, avoiding the banal in even the most popular of the set, the military march that is a reminder of the Napoleonic upheavals Schubert had witnessed from Vienna. All receive beautifully judged performances. John Allison – Review in full

Bachtrack 11/02/2024 : Le piano de rêve d'Adam Laloum au Théâtre des Champs-Élysées
…Dès les premières notes de la Fantaisie op. 49 de Chopin, Adam Laloum captive l’auditoire par un toucher d’une subtilité étourdissante, trouvant une texture de velours feutré dans le registre grave de l’instrument, légèrement éclaircie de mélancolie dans les accords plus aigus.
Chopin Polonaise-Fantaisie op. 61 - … Adam Laloum y déploie des trésors de pianissimo, allant jusqu’à suggérer les notes achevant ces grands arcs….. On assiste à une leçon de contrepoint : le pianiste mêle au chant de la main droite un subtil contrechamp à la main gauche avec une science du dosage stupéfiant. La fin de la partition, chargée d’octaves, est une démonstration de virtuosité qui ne se fait jamais au détriment du phrasé général ni de la qualité sonore.
Schubert Sonate D. 959 - …. Sous les doigts d’Adam Laloum, les accords arpégés qui le concluent sont autant de plumes qui s’envolent au loin, doucement exilées par une brise venue d’ailleurs. Le mouvement suivant, beaucoup plus pétillant et dansant, amène un semblant d’optimisme bienvenu.
Les première et dernière parties de la sonate …- …. La précision des attaques du pianiste est impressionnante : la diversité de la manière de détacher les notes est précisément retranscrite, donnant un allant salutaire à ces voyages. Par moments, on a l’impression que la pédale s’applique aux notes d’une main tandis que l’autre main n’est pas soumise à l’action mécanique du pied. Cette hallucination auditive montre le degré de maîtrise que le pianiste a de son instrument.… On aurait bien prolongé indéfiniment ce récital de rêve. Pierre Michel - Article

Le Monde 26/01/2024: CD Schubert -Sonate D. 959 & Moments musicaux D. 780
… Adam Laloum éclaire la scène, avec ombres et lumières, tout en variant les perspectives. Son toucher est si riche qu’on jurerait que l’instrument n’est pas le même d’une expression (feutrée) à l’autre (impérieuse). Mû par l’énergie du désespoir, le deuxième mouvement expose dans une poignante simplicité le drame qui voit s’affronter l’épuisement des forces et le refus de l’abandon. Il en résulte une sorte de danse de la vie et de la mort qu’Adam Laloum entretient également dans la suite de l’œuvre, d’une fermeté jamais pesante et d’une légèreté toujours profonde, de même que dans des Moments musicaux souvent chorégraphiques,… Pierre Gervasoni - Article

Artalinna 23/01/2024 : Adéquation – Disque du jour Schubert Sonate D. 959 & Moments musicaux D. 780
...L’estompe qui fait retourner au silence l’Allegro de la Sonate en la majeur, quelle pure poésie sous les doigts d’Adam Laloum. Le dolce résigné de l’Andantino qu’ouvre le pas esseulé du Wanderer sera dans le même nimbe sonore, piano d’ondes que n’eut pas désavoué Radu Lupu. L’hallucination paraîtra d’autant plus saisissante, une vision commencée dans un rêve qui se fera cauchemar jusqu’à cette rupture, puis le dolce à nouveau, mais amer. Es ist vollbracht.
Comment faire après pour le salon du Scherzo ? Ce sera une échappée belle, suprêmement jouée en doigts plus souriants que rieurs, en rythmes juste cambrés, qui montrent à quel point la grammaire de Schubert tombe recta dans le vocabulaire expressif du jeune pianiste. …
Merveilleux Finale, pris dans le chant et la couleur même de la Taubenpost du Schwanengesang, si ce n’est pas d’un pur schubertien, cette tendresse… ! Et les Moments musicaux ? …, on voit le postillon de l’Allegro moderato, le rouet du Moderato dévide une nostalgie un peu amère avant que n’éclate la proclamation très Atlas de l’Allegro vivace. La romance perdue, sans fin, de l’Allegretto, est à pleurer. Comment Adam Laloum a-t-il su la faire venir d’un autre monde ? Décidément, il s’est trouvé en Schubert…  Jean-Charles Hoffelé - Article

Gramophone January 2024 : CD Schubert Piano Sonata & Moments musicaux

Listen to Adam Laloum caress the gentle return of the main theme at the end of the A major Sonata’s first movement and you know you’re in the hands of a Schubertian with breathtaking tonal sensitivity. Listen to the storm erupt in the B section of the second movement and you know he’s also got sufficient reserves of power and the ability to unleash it without roughening the sound of his instrument. He’s a painstaking musician as well: the large-scale architecture seems rigorously thought out, every detail scrupulously considered. When you add to that his unerring technique, his tactful elasticity of phrasing (the opening section of the first Moment is especially luxurious) and his unfailing textural clarity, you have a rewarding contribution to the Schubert discography.  Peter J Rabinowitz

Télérama TTTT 17/01/2024 : CD Schubert Piano Sonata D. 959, Moments Musicaux D. 780
… On y retrouve son approche fraternelle du piano schubertien, lequel ne se trouve jamais bien loin du chant lyrique. En témoigne le Rondo final, mais aussi le premier mouvement, une fois passée l’énergique admonestation qui tient lieu d’introduction et qui reviendra, adoucie, jusque dans la conclusion. Le riche nuancier de l’interprète met en valeur la cyclothymie du compositeur; la technique imparable de Laloum ne saurait s’exhiber, et l’on retient la justesse des émotions, notamment dans la poignante berceuse de l’Andantino, puis dans le Scherzo enlevé, primesautier, où tout semble pardonné. Offrant la même sensation de gémellité entre le compositeur et l’interprète, les six Moments musicaux, op.94, D. 780 complètent le programme.  S. Bordais - Article

Bachtrack 9/01/2024 : Les inoubliables Moments musicaux d'Adam Laloum au Théâtre des Champs-Élysées
…. voici un pianiste qui entend le son avant de l'émettre, le modèle infiniment, allant jusqu'au bout de son idée, étranger au monde qui l'entoure. Ce matin les Moments musicaux de Schubert seront joués entre ppp et p – ce qui donne leur plein sens aux quelques sforzandos, f, et fff qui ne sont qu'au nombre de sept dans tout cet Opus 94 particulièrement bien lu. Si ces six pièces ne sont pas les mouvements d'une œuvre, elles disent autre chose d'être enchaînées comme Laloum le fait d'une façon pianistiquement admirable par son refus même de hausser le ton, de caractériser, de parler à la foule pour chuchoter dans l'oreille de chacun, tour de magie qui dans cet ambitus sonore restreint invente une infinité de nuances et d'articulations comme le faisaient Clara Haskil et Radu Lupu, …
… Le public mettra du temps à sortir du songe dans lequel il a été plongé par ce jeune homme de 35 ans dont la conviction musicale est tout entière soumise à un texte déchirant qui fait entrevoir la vie désespérément sans amour partagé de Schubert. Quand il lève ses mains du clavier, après l'ultime accord des Moments musicaux, l'auditeur est en plan, désemparé, face à cette interrogation sans espoir de réponse, après tant de modulations qui brisent le cœur, tant de prises de parole, reprises puis étouffées par Schubert qui renonce. …Alain Lompech – Article

Rtbf.be 18/01/2024 : Adam Laloum interprète Schubert, une vision qui confine à la grâce
CD Schubert : Sonates pour piano D959 / Moments musicaux D780
Le jeu précis et raffiné d’Adam Laloum - Tous ces mots pour tenter de préciser l’Himalaya que représente un nouvel enregistrement d’une telle œuvre. Il y a peu de pianistes trentenaires en France qui amoncellent autant de qualités qu’Adam Laloum, et ceux qui ne le connaissent pas peuvent s’immerger dans ce nouveau disque pour s’en rendre compte. … Le voici qui réitère avec cette proposition d’un infini raffinement : le discours pianistique est celui d’une aventure, celui des mille péripéties d’un tel chef-d’œuvre ; les couleurs passent de la brume aux cotillons, de la chaleur éperdue au drame existentiel. Le jeu d’Adam Laloum est évidemment précis, très respectueux de la partition, mais la finesse est ici la voix intérieure d’un souffle plus large, plus orchestral, d’une vision qui confine à la grâce. Pierre Solot - Article

Concertonet 26/12/2023: CD Schubert : Sonate en la majeur, D. 959 – Moments musicaux, opus 94, D. 780
… On ne compte plus les immenses interprétations de ce chef‑d’œuvre de l’année finale du compositeur : Sviatoslav Richter, Claudio Arrau, Maurizio Pollini, et avant eux Arthur Schnabel, Rudolf Serkin et Wilhelm Kempff, et après eux András Schiff, Leif Ove Andsnes, Arcadi Volodos, Krystian Zimerman, Elisabeth Leonskaïa..., en ont gravé des versions inoubliables, déchirantes souvent. Celle d’Adam Laloum pourrait bien rejoindre ce palmarès par la beauté et l’intensité de son interprétation.
…Les Moments musicaux sont d’une grande sobriété qui n’exclut pas le tragique, notamment dans l’Allegretto final, tous chantés quasiment sur le ton de la confidence, sans jamais hausser la voix. L’Andantino fait parfaitement écho à celui de la Sonate, avec un mouvement central d’une déchirante beauté.  Olivier Brunel - Article

Bachtrack 17/09/2023: Clarté et incarnation : le Quatuor Hanson et Adam Laloum à l'Orangerie de Sceaux
…rendez-vous à l’Orangerie pour un concert de musique de chambre haut en couleur servi par le Quatuor Hanson et Adam Laloum. …le Quatuor Hanson est rejoint par Adam Laloum pour le célébrissime Quintette op. 44 de Schumann. Schumannien hors pair et chambriste émérite, le pianiste se fond immédiatement dans le Quatuor avec une sonorité à la fois claire et feutrée tout au long de l’œuvre. On profite ainsi réellement d’un quintette et non d'un quatuor accompagné d’un piano (ou l’inverse) comme on entend parfois. Pierre Michel - Article

Journal Zébuline 16/08/2023 : Un, deux… Brahms !
Dans la série des intégrales de la 43ème édition du Festival international de piano de La Roque d’Anthéron, deux soirées étaient consacrées aux deux seuls concertos pour piano et orchestre de Brahms. …La virtuosité sobre et élégante d’Adam Laloum s’attachait à l’un des plus longs concertos du répertoire, le Concerto pour piano en ré mineur opus 15 (une cinquantaine de minutes d’exécution). … Le spectaculaire est évité, le piano fusionne avec les autres instruments, puis entame un dialogue nourri avant d’introduire de nouvelles atmosphères, les cordes jouent en sourdine soutenues par les cors en un mouvement intimiste puis le piano s’épanche en tournoiements lyriques qui peuvent faire allusion à l’amour que Brahms porte à Clara. La coda et les trilles qui achèvent le deuxième mouvement subjuguent par leur subtile légèreté. Le dernier temps du concerto entremêle les thèmes en une danse vive. La maestria de l’interprète fait oublier l’impressionnante technique nécessaire à l’exécution de l’œuvre. Seule l’émotion reste en une palette nuancée parcourant une gamme qui va du recueillement au triomphe. Adam Laloum offrira en bis le subtil Intermezzo opus 118 n° 2 en la majeur de Brahms puis l’un de ses bis fétiche, Moments musicaux opus 94 n° 2 en la bémol majeur de Franz Schubert. Enchantements !  Maryvonne Colombani - Article

Bachtrack 27/07/2023: A direct injection of piano emotion: Adam Laloum at the Promenades musicales du Pays d'Auge
...Watch the 36-year old's youthful features and a world of feelings become visible: humour, pathos, passion, concentration. …. Laloum turns emotions into sound so persuasively that you almost feel he's a medium between the composer and you.
Every movement of Debussy's Suite bergamasque, which opened the concert, was a delight to the ears. The Prélude was debonair, full of charm, .... The Menuet started as an elegant dance and then transported me into the realms of fantasy. The celebrated Clair de lune swaddled me in a comfort blanket of sound, ..... The closing work, Ravel's Le Tombeau de Couperin, explored similar extremes, setting out at quite a lick and moving between cascade-of-pearls brilliance to elegy to wicked good humour to a hyperactive finish.
...On the piano, of course, moods and emotions don't just happen. Laloum has formidable reserves of technique at his disposal, of which the most impressive is how well he can control the weighting within a phrase. It's not just that he can explore extremes of dynamics; he can add a few percentage points of loudness to a few notes in order to shape a phrase, or to hold the notes just a fraction shorter or longer to adjust the thickness of sound, even in the most complex trills and scales.  ....You'll probably need to come to France to see Laloum – but it will be well worth the trip.  David Karlin - Review in full

Concertonet 26/07/2023:  Cocagne musical
….Et il a choisi pour l’occasion de s’aventurer loin du répertoire germanique qui a fait sa renommée – heureux choix car ce fut une merveilleuse soirée, où deux hommages aux formes anciennes par deux musiciens français, Debussy et Ravel, encadraient deux fantaisies, parmi les pages les plus exceptionnelles d’un compositeur qu’ils admiraient, Chopin.
D’entrée de jeu…, il déploie dans la Suite bergamasque (1890) une séduisante subtilité de toucher et un ambitus dynamique restreint qui siéent à ces miniatures fin‑de‑siècle volontiers archaïsantes.  Mais point d’indolence – le « Menuet » et le « Passepied » avancent vivement – tandis que le rebattu et donc redoutable « Clair de lune », où, sous d’autres doigts, le sentimentalisme menace à chaque mesure, apparaît ici délicatement nostalgique, comme un doux souvenir un peu estompé.
Contrairement à d’autres, Laloum ne joue pas tout de la même manière : ainsi, dans la Fantaisie en fa mineur(1841) de Chopin, très construite mais pas bridée pour autant, il confère davantage d’ampleur au son, avec une échelle dynamique plus grande, offrant davantage de puissance mais sans brutalité, avec un registre expressif beaucoup plus étendu, culminant dans la coda, miraculeuse de simplicité tout en ménageant d’infinies nuances.  La Polonaise‑Fantaisie (1846) est à l’avenant, d’une tendresse jamais lénifiante, élégante et fluide, soucieuse de la continuité du propos.
….  Après une « Fugue » plus poétique qu’académique, la « Forlane », d’une parfaite souplesse, semble s’ingénier à lisser arêtes et frottements harmoniques.  Au « Rigaudon », jovial et espiègle, succède un « Menuet » pudique, avant le retour, dans la « Toccata » finale, d’un brio digital époustouflant au service d’un tempo un peu trop rapide. Simon Corley - Article

Concertclassic 15/01/2023: Adam Laloum et le Quatuor Tchalik aux concert du dimanche matin/ Théâtre des Champs Elysées – De l’art de prendre le temps
…Moments musicaux de Schubert. Nul besoin de parler fort pour être écouté : dès les premières notes du Moderato initial, le vaste espace de salle de l’avenue Montaigne est comme aboli ; Laloum nous projette dans un espace intime et singulier. Tempo plus que très retenu, « arrauien » pourrait-on dire : il n’est pas donné au premier venu d’habiter la musique dans ces conditions ; l’interprète y parvient sans aucune difficulté. … Ce Schubert nous transporte en tout cas dans une atmosphère onirique que rien ne vient troubler jusqu’au terme du cahier. Face à pareille poésie, pareille musicalité – quelle variété dans l’exécution des mordants du n°3 par exemple – l’auditoire se tient coi, pris par le charme puissant de ce qui fait figure – on emprunte la formule à Segalen – de « journal de route d’un rêve vagabond ».
Dvořák Quintette en la majeur, pour lequel Adam Laloum rejoint les Tchalik ... Allegro ma non tanto : ici encore les musiciens savent prendre le temps, les archets pouvant toujours compter sur piano tout en timbres, présent, parlant, amical et jamais envahissant de leur partenaire. Alain Cochard - Article

Bachtrack 9/01/2023 : Les inoubliables Moments musicaux d'Adam Laloum au Théâtre des Champs-Élysées Laloum entre, frêle silhouette noire, il attend quelques instants, et joue concentré sur son ouvrage : voici un pianiste qui entend le son avant de l'émettre, le modèle infiniment, allant jusqu'au bout de son idée, étranger au monde qui l'entoure. Ce matin les Moments musicaux de Schubert seront joués entre ppp et p – ce qui donne leur plein sens aux quelques sforzandos, f, et fff qui ne sont qu'au nombre de sept dans tout cet Opus 94 particulièrement bien lu. Si ces six pièces ne sont pas les mouvements d'une œuvre, elles disent autre chose d'être enchaînées comme Laloum le fait d'une façon pianistiquement admirable par son refus même de hausser le ton, de caractériser, de parler à la foule pour chuchoter dans l'oreille de chacun, tour de magie qui dans cet ambitus sonore restreint invente une infinité de nuances et d'articulations comme le faisaient Clara Haskil et Radu Lupu, autres membres de cette famille de musiciens qui émeuvent plus qu'ils surprennent, qui laissent la musique venir au monde sans s'interposer. Famille ancestrale dont François Couperin parle déjà dans L'Art de toucher le clavecin. Le public mettra du temps à sortir du songe dans lequel il a été plongé par ce jeune homme de 35 ans …. Alain Lompech - Article

Resmusica 9/01/2023 : Adam Laloum et le Quatuor Tchalik réunis dans Dvořák - ..C’est un Schubert intimiste qui ouvre le concert sous les doigts d’Adam Laloum. Ces Moments musicaux, … Le pianiste les aborde avec une économie de moyens, qu’il s’agisse des nuances ou des tempi, non pas dramatique, comme on a pu l’entendre par ailleurs, mais recueilli, tendre, parfois doucement douloureux. Si l’on entend l’écho d’un chant tyrolien dans le premier Moment, il est chanté sur le ton de la confidence. Dans le deuxième Moment, ce jeu introverti invite à la douce rêverie et à la mélancolie, tandis que le court et bien connu troisième Moment est joué sans affectation ni, comme souvent, précipitation. Le pianiste donne une grâce et une profondeur aux doubles croches du quatrième avant le thème dansant, lumineux, mais d’une lumière toujours tamisée.
Quintette n°2 op. 81 de Dvořák - … Le Quatuor Tchalik et Adam Laloum en donnent une interprétation à la fois équilibrée et sincère, qui tient en haleine jusqu’au dernier mouvement brillant. … Pourtant, il ressort surtout une impression de cohérence globale et le pianiste, convaincant en chambriste, s’intègre particulièrement au quatuor et semble le point d’ancrage de l’ensemble, son socle. Agnès Simon - Article

 

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