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Review ADAM LALOUM
 

ClassiqueNews 23/08/2017: Concert. 37ème Festival de la Roque d’Anthéron - Adam Laloum en maître des émotions partagées
…A 30 ans, le pianiste Adam Laloum est un musicien qui atteint une profondeur d’interprétation incroyable. Je dis musicien car j’ai eu la chance de l’entendre en tant que chambriste, soliste avec orchestre et en récital. Ses enregistrements sont extrêmement équilibrés entre musique de chambre, avec en particulier le Trio « Les esprits » et de très beaux récitals. Sa qualité d’écoute est sidérante, dépassant largement celle d’un simple pianiste. C’est au cours de ce récital de piano dans l’intimité du Cloître de l’Abbaye de Silvacane que sa fine musicalité a semblé se développer davantage. ….
…., les ingrédients de sa pâte sonore sont de grande qualité, ses couleurs variées, ses nuances creusées et ses phrasés, très bien conduits au plus profond des phrases. La faculté qu’il a d’habiter les silences, de laisser vivre le son jusqu’à son terme avec respect avant de reprendre… est une qualité bien plus précieuse encore. Toute l’organisation des plans sonores est d’une grande lisibilité. Ce qui touche tant le public est probablement cette manière d’être invité si intimement à partager sa vision poétique et son interprétation si profondément humaniste des messages du compositeur.
Beethoven : « la Pathétique » et la « Waldstein » - … Adam Laloum prend tout son temps et met le poids qu’il convient dans l’Adagio molto pour créer un monde sombre, complexe dans ses harmonies riches, et qui contient bien des douleurs. Une pâte admirablement souple et lourde qui bouleverse par des irisations pénétrantes. La sublime mélodie du dernier mouvement naît de cette ombre si complexe pour apporter la lumière de l’espoir. … La partie centrale fuguée est d’une force de conviction incroyable. … La suite du programme est de la même eau. Celle du compagnonnage dans le monde si extraordinairement poétique du Schubert des dernières Sonates. Justement dans la D.958, le chant est partout, les rythmes sont d’une élégance rare et le tout est d’une impression d’évidence. - Hubert Stoecklin - Article

Bachtrack.fr 15/082017 : Adam Laloum en cheval fou courant vers l'aurore
….Sonate en ut mineur de Schubert  - …Laloum investit ce texte difficile, fait rugir le piano, poussant l'œuvre vers son côté le plus sombre, le plus noir. C'est magnifique et d'une dramaturgie qui tranche avec l'apaisement de l' « Adagio » : il chemine sans heurt avec une intensité si dissemblable des mouvements lents des deux autres « dernières » sonates du compositeur. Vient le « Finale », Laloum cherche au fond de lui les ressources physiques pour dompter ce cheval au galop qui envoie plus d'un pianiste dans le fossé : le rythme incessant, les relances épuisantes, la grandeur épique de ce mouvement quasi symphonique sont tenus, portés à l'incandescence. Triomphe.  - Alain Lompech - Article

Diapason Janvier 2017 : CD Brahms, Franc et Debussy
….Opus 38 de Brahms : …Dans le gracieux Allegretto et son trio central plus passionné, Victor Julien-Laferrière et Adam Laloum creusent les caractères de chaque thème sans se départir d’une pudeur poétique.
Sonate de Franck -…. Loin des visions concertantes, les deux partenaires n’y cherchent que le charme et l’extase. On suit leurs tourments, tendants l’oreille à ces confidences imperméables à la mièvrerie. Totalement maîtres de leurs émotions, qui n’en sonnent que plus sincères, les deux jeunes interprètes confirment la maturité qui leur valait, au sein du Trio des Esprits, un Cinq Diapason, puis un Diapason d’Or chez Brahms, partagé avec le clarinettiste Raphaël Sévère. Les timbres sont suaves, l’accentuation mesurée : et pourtant quels vertiges !
La Sonate de Debussy - …les deux musiciens sont chez eux dans son dialogue imprévisible, ses changement d’allure (Prologue), le déhanché de sa habanera centrale (Sérénade), autant que les forts parfums ibériques du finale capricieux. Leurs aisance instrumentale sert une véritable pensée poétique, que les affiches les plus prestigiues de la discographie ont rarement trouvée. -  Jean-Michel Molkhou

Le Monde 23/01/2017: CD Victor Julien-Laferriere et Adam Laloum
…Les deux fleurons du jeune talent musical français livrent ici un enregistrement d’une maturité confondante, dont l’épure et l’apparente simplicité n’empêchent pas l’immersion dans des profondeurs peut-être moins avouables. Ainsi la Sonate de Brahms, dont la nostalgie élégiaque se teinte de vigueurs plus passionnelles, la fameuse Sonate de Franck pour violon, dont le passage au violoncelle ne pèse ni ne pose tant l’archet vire et volte, les doigts des deux compères distillant avec grâce une quintessence - charme, poésie, émotion. Debussy trouvera à qui parler, violoncelle et piano se livrant au jeu de la vérité et de la feinte improvisation avec une rare maestria : intermittences du coeur, entre tristesse et sarcasme dans le « Prologue », verve mutine et sensualité contrariée dans la « Sérénade »,…- Marie-Aude Roux

Philly.com 30/12/2016: More than an ocean away: Why don't we hear more of Europe's great musicians?
During a short week in Paris, I heard one performance after another of artists barely known in the United States. They included significant, even towering figures, such as conductors Mikko Franck (L'Orchestre Philharmonique de Radio France) and Jérémie Rhorer (Don Giovanni at the Théâtre des Champs Élysées) and pianist Adam Laloum (again at Champs Élysées).
Pianist Adam Laloum greeted early risers with an 11 a.m. Sunday chamber concert at the Théâtre des Champs Élysées on one of those depressingly damp, gray Paris mornings. I snuggled into my seat, not expecting to hear some of the most sympathetic Brahms playing of recent years.
But that's what I got with the Clarinet Trio Op. 114. The rail-thin Laloum was the catalyst, somehow creating his own magic circle of beautifully shaded piano tone while drawing in clarinetist Raphaël Sévère and cellist Victor Julien-Laferrière with an almost tactile warmth. Explorations of his recordings and broadcasts show he can be as adventurous as he is poetic: In Mozart's Piano Concerto No. 27, his own ornamentation crosses the line into improvisation in ways that only flatter Mozart's own notes. - David Patrick StearnsFull article

OpusKlassiek November 2016 : CD Schumann/Schubert 
De ontmoeting van Adam Laloum met de kleurrijke geesteswereld van Robert Schumann raakt de kern ervan en laat ons meedromen in de onvergelijkbare Davidsbündlertänze. In deze achttien miniaturen musiceert Laloum dichterlijk, sensitief , idyllisch maar ook subtiel en voornaam. Dat zijn de kernwoorden die ik noteerde toen ik naar dit prachtige spel luisterde.
…Adam Laloum heeft er diepe indruk mee gemaakt. Ik hoor in zijn vertolking niet de symbiose van Wilhelm Kempff, Radu Lupu en Mitsuko Uchida, maar ik hoor Laloum naturel. Zoals het volgens mij altijd ook moet zijn. - Aart van der Wal Artikel

Télérama 14/11/2016 : Sonates pour violoncelle et piano - Adam Laloum, Victor Julien-Laferrière
Complices de longue date, les deux virtuoses ont mis dans ces sonates toute leur fantaisie et leur liberté. Un disque à l'intensité exceptionnelle.
Ces grands musiciens, habitués à jouer ensemble, venaient d'interpréter, comme si leur vie en dépendait, la Sonate no 1 en mi mineur de Brahms, puis la Sonate en la majeur de Franck, plus sereine, mais pas moins habitée. Suspendu au fervent dialogue des deux instrumentistes, le public en oubliait de respirer. Allait-on retrouver sur le CD la beauté, la tension narrative et l'exceptionnelle intensité du concert saintais ? Oui, et plus encore, puisque le diptyque (post)-romantique s'y complète d'une échappée vers les temps modernes, avec la fantasque Sonate en ré mineur de Debussy.
…Bien pensé, superbement interprété, cet album est une merveille, qui en cache une autre : Adam Laloum vient aussi d'enregistrer pour Mirare (1 CD ) des Davids­bündlertanze, de Robert Schumann, d'une souplesse et d'une humanité confondantes, ainsi qu'une irrésistible ­Sonate D 960 de Franz Schubert. - Sophie Bourdais Article

Telerama.fr 1/08/2016: Adam Laloum, un pianiste sous les étoiles de la Roque d'Anthéron
Né en 1987, le pianiste français revenait pour la huitième fois au Festival international de Piano de la Roque d'Anthéron. Pour le plus grand bonheur des festivaliers, entraînés dans un voyage musical d'une poésie et d'une tenue exceptionnelles.
La première partie, poétique et rêveuse, commence avec une expédition galactique dans les Six Moments Musicaux de Franz Schubert ; chacun devient une planète, pourvue de son atmosphère propre, où l'on respire aisément, mais jamais de la même façon. Suivent Franz Liszt et sa Vallée d'Obermann, où l'odyssée se poursuit sur des bases plus terrestres, mais pas moins prenantes. Après l'entracte, la Fantaisie en fa mineur et la Sonate n°3 en si mineur de Frédéric Chopin nous entraînent vers une autre facette plus tourmentée, plus passionnelle, plus visiblement virtuose du talent d'Adam Laloum.
La technique est parfaite, encore faut-il s'en rendre compte, tant elle est éclipsée par l'extrême sensibilité du musicien, qui semble entretenir un secret dialogue avec chacun des compositeurs joués. - Sophie Bourdais

La Lettre du musicien 15/07/2016: Adam Laloum en clôture du 33e festival Chopin à Paris
Pour son concert final à l’Orangerie du parc de Bagatelle, le festival avait choisi le pianiste français, premier prix Clara-Haskil 2009, dont le vaste programme était tissé de correspondances : Schubert, Schumann, Chopin.
D’emblée, ce piano-là est solaire, charnu, riche de couleurs et de timbres. Fin musicien, remarquable d’intelligence et de style, Adam Laloum respire et chante, attentif à la conduite des lignes, aux progressions harmoniques (aidé en cela par des mains réellement indépendantes), sans crainte surtout des silences, en eux-mêmes éloquents. Les Moments musicaux D.780 sont fondus comme il sied dans l’unité de leur cycle.
Acclamé, Laloum met un superbe point final à l’édition …. - Frédéric Gaussin

Bachtrack.com 19/07/2016: Adam Laloum à l’orangerie du Parc de Bagatelle, l’ultime coup de théâtre !
…Un pianiste dévolu à des destinées auxquelles sa discrétion ne semblait nullement le préparer.
Davidsbündlertänze de Schumann. Cette façon étonnamment moderne de retenir, contenir, puis d’apaiser et résorber, tout en préservant l’indéfectible passion constitue un miracle d'intelligence. Lecture dans laquelle on entend la coexistence (parfois la fusion) de deux êtres contraires : le vaillant Florestan (I.3, I.6, I.8, II.4, essentiellement) bruissant, splendide de sonorité, racé jusque dans ses cavalcades ; le rêveur Eusebius (I.2, I.5, I.7, II.8) et la simplicité de son chant intérieur.
…Très subtil clair-obscur dans l’énoncé du thème du Finale, presto non tanto. Et quel phrasé ! Distinction sans maniérisme, et une telle conviction que même les octaves paraissent comme liées par la force de la pensée. Les doubles-croches atteignent une vitesse qui en permet l’écoute harmonique, plus que mélodique ; les puissantes arrivées, autoritaires sans être frontales, sont abordées avec distance et direction. Et pourtant, on est frappé par cette manière de faire sonner les graves « à la mailloche », comme autant de coups (rares donc attendus) de grosse caisse !
En bis, le dansant Scherzo de la Sonate en si bémol de Schubert, dernière pirouette avant de s’en aller ! On ne pouvait imaginer meilleure conclusion à un concert d’été. - Julien Hanck

Concertonet.com 14/07/2016 : Festival Chopin à Paris
….Ce jeune pianiste a triomphé d’un long programme, composé d’œuvres que ses semblables abordent plutôt à la maturité, avec une sonorité exemplaire, une des plus belles de la jeune école française d’aujourd’hui, une infaillibilité technique et une assurance stylistique forçant l’admiration. De Schubert, les Six Moments musicaux d’une belle gravité et d’une intensité dramatique parfaite, …
 Chopin, comportait la rare Fantaisie en fa mineur, jouée sans aucune afféterie, et la Troisième Sonate, nimbée de sonorités crépusculaires. Atterrissage en douceur avec le Scherzo de la Sonate en si bémol de Schubert, choix parfait après ce long et exemplaire récital. - Olivier Brunel - Full article

Concertclassic.com 10/04/2016: Adam Laloum en récital au Théâtre des Champs-Elysées – La musique pure
… Il ne faut pourtant pas longtemps pour se rendre compte de l’autorité et de l’assurance de ce musicien hors pair qui capte immédiatement l’attention …
….le soliste imprime aux Davidsbündlertänze une grande liberté de ton avec un parfait sens du chant, du rythme, ménageant des transitions d’une fluidité naturelle. …Concentré, Laloum embrasse la Sonate en si bémol majeur d’un même élan alliant simplicité, qualité de respiration, pulsation frémissante. Son jeu sensible, mais aussi emporté, va au fond de l’âme. Technique parfaite, sans ostentation, uniquement centrée sur la musique pure.. - Michel Le Naour - Full article

Télérama ffff 29/09/2013 : CD Schumann Grande Humoresque Op 20 & Sonate Nr 1 op 11
Au disque, ce kaléidoscope d’états d’âme est l’apanage de rares élus : Vladimri Horowitz, Claudio Arrau. Aujourd’hui Adam Laloum.
Translation
On recordings, these emotional kaleidoscopes are the privilege of a few elected : Vladimir Horowitz, Claudio Arrau. Today Adam Laloum. - Gilles Macassar

Diapason Octobre 2013 Diapason d’Or
….“The ineffable piano of this artist carries within him this song, this bit of madness, and the nostalgia that signed the unique art of Guiomar Novaes, Vladimir Horowitz , Clara Haskil, Wilhelm Kempff and a few others, including Catherine Collard, who was the queen of this repertoire (…) ”   - Alain Lompech

Concertonet 12/06/2012 : Longue vie!
…la Première Sonate (1835) de Schumann. - … Ces pianissimi impalpables mais toujours nets, ces forte éclatants mais aucunement bruyants, ces graves profonds mais jamais enfouis ne peuvent appartenir qu’à un pianiste de grande classe qui habite chaque recoin de la partition dont il domine l’architecture et les idées avec clairvoyance. La sonorité, magnifique, évoque souvent celle d’un orchestre par sa richesse et ses oppositions. Malgré son attention portée aux détails, ce fin musicien ne perd pas de vue la continuité du discours qu’il prononce sans s’essouffler et sans dissiper l’attention. - Sébastien Foucart

Le Temps 1/04/2011 : Brahms, Pièces pour piano
A l’heure des super-solistes, la fragilité est une qualité qu’on éclipse trop facilement. Le jeune pianiste Adam Laloum est un superbe contre-exemple. Le lauréat du dernier Concours Haskil livre un premier disque Brahms qui ose l’intensité dans la douceur, la conviction dans la pudeur. Les Klavierstücke Op. 76 regorgent de délicatesses mordorées, dont la fluidité repose sur des basses discrètes mais bien conduites. Les Intermezzi Op. 117, avec leurs tempi décantés et leurs dynamiques secrètes – parfois à la limite – distillent une nostalgie bouleversante. Les sections brillantes en surgissent d’autant plus: la fin des Variations sur un thème original Op. 21 N°1 ou la reprise de la Rhapsodie Op. 79 N° 1, qui maintient jusqu’au bout une tension magnifiquement contenue.  - J. P.

 

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